lundi 27 juillet 2009

Bye Bye Finland.



(Il y a un an, alors que j'arrivais)


Tout a une fin. Tout simplement l'expérience la plus incroyable de ma vie.

Voici le morceau qui correspond pour moi à la Finlande, la bande-originale de mon année.




FIN.

mercredi 22 juillet 2009

Légumes frais.


(L'Australienne faisant alors un tour d'Europe, le reste du Monde est à Helsinki)



Alors voilà, j'ai promis tout au long de l'année, ou presque, une activité assez fréquente, dans l'idée de vous faire vivre, à travers mes récits, cette aventure que j'ai vécu, ici, en Finlande, durant cette année scolaire et qui touche malheureusement bientôt a sa fin, ce qui implique le retour au bataillon.

Disons que je suis un affreux menteur et que je ne mérite pas d'avoir eu la chance de m'éclipser un an pour aller découvrir ce pays. Bon bah pas de bol, c'est déjà fait !

Toujours est-il qu'évidemment, les choses ont bougées depuis la dernière fois. Rentrons donc dès a présent dans le vif de l'action !

Je vis maintenant chez ma troisième et dernière famille d'accueil. Situé dans le centre ville, c'est le grand luxe ! Terminé l'époque des bus ratés ou des kilomètres a faire à vélo, et avec grand plaisir. Les parents sont divorcés et je vis donc avec la mère ainsi que ses deux filles, Noora & Emma. La première a un an de moins que moi et, me connaissant via le lycée, a gentiment demandé à mon Rotary si je pouvais venir vivre chez elle, au lieu d'emménager chez ce couple de retraités, comme c'etait prévu. La seconde a 21 printemps et travaille comme infirmière a l'hôpital de la ville. En fait, à l'heure où j'écris ces lignes, elle vient de s'installer dans son propre appartement, mais c'est tout frais ca. Ma nouvelle mère d'accueil est architecte pour la ville et grâce à elle, j'ai pu me rendre compte qu'on peut avoir un oeil qui dit 'merde' à l'autre, tout en étant une crême ! Je vis donc dans une petite maison très agréable, en compagnie d'un chien qui m'a reconcilié avec ces animaux, tant il resplendit de beauté ; une race de laponie qui ressemble à un loup ou à un ours. Deux petits chats qui à eux deux ont à peine un an et demi vivent aussi à mes côtés. On passera le sectionnement de mes écouteurs d'iPod en deux et soulignera avec un gros crayon qu'ils sont parfois sympa... Enfin bref, tout va très bien pour moi, comme toujours.

A noter que mes mère et soeur d'accueil de ma seconde famille ont versé des torrents de larmes lorsqu'il m'a fallu partir, à l'instar de ma première famille, en fait. Alors oui, je pense que je remplis bien mon rôle d'ambassadeur du pays... Ouais carrément, tu veux dire !

Pour ce qui est du lycée, tout est terminé depuis un moment. Je suis en vacances et celles-ci sont déjà bien avancées puisqu'elles ont commencées au tout début du mois de Juin et se termineront mi-Août. Différents choses sont arrivées suite à la fin des cours : la remise des diplômes pour les nouveaux diplomés, et la fête de fin des cours.



(Un des deux chats, la demoiselle)

Numéro 1 ; La salle d'opéra pleine à craquer de parents, amis et autres sur leur méga 31 et une scène de jeunes étudiants tout sourire, les filles portant des robes à rendre le lointain bal du lycée vulgaire ou presque. Premier rang de sièges V.I.P. et cet amour de Gabriel y trônant avec fierté. Ainsi se sont enchainés les discours de proviseur, maire, professeurs et autres personnalités importantes mais néanmoins pas très divertissantes. Mais c'est alors que vient le tour de trois des étudiants d'échange de la ville, les trois qui ont accepté d'écrire un discours tout en finnois et servant à résumer, plus ou moins, leur année. Maya l'allemande, Augusto le brésilien et Gabriel le francais se lèvent donc et se dirigent vers le microphone, certains de leur réussite. En fait, non, les finlandais etant parfois relativement coincés, on se demandait sérieusement comment ca allait se passer. Ma foi, trois forts accents, des blagues de grande qualité, des sentiments purs et sincères, des petites critiques gentilles mais aussi des éloges à vous rendre plus patriotique que vous ne l'êtes -et ce qu'importe votre niveau actuel- et j'en passe, le public était en feu, et nous aussi.
Pour être honnête, mon discours avait été bien mieux préparé que celui des deux autres et était également bien plus long. C'est pourquoi l'on a décidé de faire un discours commun basé à 90% sur le mien et incluant quelques éléments de ceux des autres. Avec un speech nous faisant parler chacun notre tour, le rendu était d'autant plus vivant et cela nous permettait surtout d'inter-réagir avec certaines répliques de l'un ou l'autre.

D'intenses fou-rires, une ovation à faire oublier le 20 Juillet 1969, et durant le mois entier qui suivait cette véritable performance scénique, des connaissances ou de parfaits inconnus nous félicitant très chaleureusement ! Autant dire qu'il semblerait que le Monde ait marqué la Finlande cette année-là, et je ne parle pas du journal.

Je n'ai pas parlé de l'entrée et du drapeau finlandais et du drapeau de la Carélie -région dans laquelle se trouve Lappeenranta. Plus solennel et nationaliste, tu meurs. Silence complet dans la salle et quatre ou cinq élèves donnant l'impression d'avoir appris à l'instant et la disparition de toute leur famille et que les Daft Punk arrêtaient la musique, portant donc ces drapeaux géants ainsi que quelques couronnes de fleurs, marchant tels des militaires mais avec un air triste assez ridicule et le tout de facon très trop planifiée. Alors quand l'un des discours se termine par 'La Finlande est un bon pays, Amen'... On se dit que oui tout de même, la colonisation russe leur a pas fait du bien !
Suite a tout ca, chaque nouveau diplomé recoit la casquette blanche tant convoitée, ainsi que son diplôme, et s'en va chez lui pour une fête géante avec toute sa famille et ses amis -hormis ceux du même âge et ayant également la casquette- où le programme se trouve être "tout le monde s'ennivre, surtout Mamie, et on se crève la panse à coups de nourriture preparée pendant des heures"... Ah ces finlandais !

Vous imaginez qu'avec un cérémonial pareil, je me sentais un peu bête lorsque les gens me demandaient ce que nous faisions en France lors des résultats du bac et que je leur répondais ni plus ni moins que la vérité, soit "il y a un papier avec les résultats affichés devant le lycée et on va juste les regarder... c'est tout".

Numéro 2 ; c'est l'évidence même, tous les élèves du monde entier sont heureux lorsque les cours s'arrêtent et même les finlandais, qui ont pourtant un système scolaire frôlant de très près la perfection. Mais autant dire qu'ici, ils la fêtent avec grand bruit cette fin des cours. Poursuivant les fêtes personnelles des diplômés -soit le soir même- c'est un Vappu 2.0 et pas uniquement la suite, la version plus démesurée. Encore plus de monde sur les hauteurs de la ville et une sensation de ouf-malade devant tant de... tant ! L'excès dans toute sa splendeur, le rêve ou cauchemar, l'apocalypse ou l'arrivée du prophète, la fête de l'année mon pote !



(Projet d'art de groupe)

Ensuite ont donc réellement commencés les vacances d'Eté. La température dépassant vite les 20 degrés courant Juin, enfin les habits chauds pouvaient être abandonnés. Mon voyage en Suède tant attendu ayant du être abandonné, faute de mal-organisation, je n'avais d'autres plans que ce festival de musique se situant a Turku, l'une des plus grosses villes finlandaises et second port du pays après Helsinki ; Ruisrock.

Autant dire que là-bas, les finlandais m'ont surpris ! Survoltés, bon nombre de concerts ont été très agréables et ce malgré l'organisation pas possible hors de la zone de concerts. Trois kilomètres à faire à pieds au milieu de la nuit, à travers les bois et en ayant était debout toute la journée, pour trouver un hypothétique arrêt de bus ; obligation, ensuite, de se battre pour pouvoir rentrer dans ledit bus hors de prix et enfin pouvoir se rendre au camping, ce dernier ressemblant plus à un tableau qu'aurait pu peindre Sade, s'il avait été peintre, qu'à autre chose. Mais bon, malgré tout, c'était une sacrée expérience, d'autant plus que c'était mon premier festival.

Une fois de retour du côté de chez moi, et jusqu'à aujourd'hui, rien de spécial mais quand même, si, quelques trucs. On voit les copains, visite un parc naturel avec la famille d'accueil, fréquente une petite finlandaise, passe peu de temps à la maison et enfin on profite de cette chose incroyable qu'est le soleil se couchant aux alentours de 23h voire minuit et se levant deux heures plus tard. Le tout malheureusement sur un fond de fin, une des américaines étant déjà de retour chez elle et même chose pour le brésilien.


Il ne me reste qu'une petite semaine et le retour sera difficile, ne vous en déplaise, lecteurs francais !




(Parc naturel d'Hämeenlinna)



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mardi 5 mai 2009

Un peu de sérieux.


(Eglise orthodoxe à Helsinki)



Je sais, je l'avoue même, je n'ai pas essayé de trouver le temps d'écrire un nouvel article depuis longtemps. Pour me faire pardonner, je vais mettre, de temps en temps, des accents sur les lettres qui en méritent.

On ne peut même pas parler de "nouveautés" en ce qui concerne ma vie. Non seulement l'étudiante australienne dont je parlais est ici depuis bien longtemps mais le bal de mon lycée est passé, et je ne parle pas de ma visite a Helsinki, des incalculables "micro-évènements", de la venue de ma vraie maman ici, en Finlande, ni même de mon voyage a St Petersbourg, duquel je suis revenu il n'y a que quelques heures.

Commencons par le commencement.

Je ne sais pas si j'ai évoqué la masse d'informations concernant le reste du monde -et ainsi non pas uniquement la Finlande- que j'ai pu accumulé depuis le début de cette année, du fait que je passe la plupart de mon temps avec des gens venant du monde entier, au risque de me répéter. Toujours est-il qu'il y a maintenant Ali dans la bande des étudiants d'échange, faisant régner la loi dans cette jolie ville prenant place a la frontière russe qu'est Lappeenranta -remarquez l'habile "mémo" que je mets en place afin de vous rappeler les informations de base de ma vie. Elle a 17 ans, a terminé le lycée et n'est ni timide, ni contre l'idée de faire la fête. Autant dire que sans apporter de fraîcheur de par les éléments de sa personnalité cités plus haut, elle en apporte tout de même. Aujourd'hui parfaitement intégrée, les choses sérieuses ont pu commencer.

Le bal de mon lycée est presque déjà un lointain souvenir, pour moi. Digne d'un véritable cliché de films romantico-romanesques, le seul élément cassant plus ou moins la "magie" de l'instant était le lieu : une simple salle de sport. Pour recapituler, tous les lycées de la ville, et même de toute la Finlande, ont ce bal, pour les élèves de 2ème année. Si je traduis le nom donné à cette tradition, ca pourrait donner "danses anciennes", et, en effet, comme le nom l'indique, j'ai, au même titre que tous les finlandais, ou presque, de mon âge, dansé des danses relativement vieillottes. Je présente le cadre : des filles dans des robes de contes de fées, sans le moindre défaut dans l'apparence physique, de la coiffure au maquillage, et une bande de mecs sympas en costumes sombres, dans un style "pingouin", pour être a 100% dans l'aspect ancien, ou bien plus moderne, pas de soucis. Les parents et amis prenaient place dans des tribunes.
La musique démarre et les pas s'enchaînent, puis les danses, et ainsi de suite jusqu'à la fin où les danseurs se rendent compte, surpris, que, oui, c'est déjà terminé.
Pour ma part, ayant quelques fois souffert a l'idée même de devoir me rendre aux cours de danse, j'ai presque eu un petit pincement au coeur en me rendant compte que, tout ca, c'était derrière moi. Et puis, pour l'anecdote, lors de la danse finale, présentée au public comme une surprise et étant une danse très festive et relativement actuelle, j'étais au premier rang. Heureusement, j'ai fait un sans fautes, et c'est pour ca que j'ai eu la classe.




(Rampe de ski)


Ah, Helsinki ! Bord de mer, un demi-million d'habitants et un environnement moderne délicieux se mêlant à merveille avec des bâtiments plus anciens et tout aussi agréables au regard. J'y ai donc enfin mis mon nez pour un peu plus de quelques heures. La vraie raison de ma présence n'etait pas le désir de visiter la ville mais la venue exceptionnelle d'un groupe de rock anglais que j'aime particulièrement. Néanmoins, j'attendais avec grande impatience de voir a quoi ressemblait la capitale finlandaise. Pas décu le Gabriel ! Comme je l'ai dit plus haut, Helsinki est une ville vraiment très jolie et dans laquelle il est bien plus que simplement agréable de déambuler dans les rues, entre les magasins de produits divers et variés, la plupart du temps proposés sous la forme de designs à vous mettre l'eau à la bouche. N'étant pour autant pas plongée dans une unité moderne, la ville contient aussi un port et bon nombre d'anciens bâtiments tels qu'un marché couvert au look "vieil hangar rénové en marché de produits du terroir mais pas vraiment en fait pour le terroir". Une petite ville qui fait la grande et réussit à ce jeu bien mieux que de nombreuses grandes villes. En effet, on fait malgré tout assez vite le tour du centre-ville, mais Helsinki réserve de petites rues ici et là qui feront même craquer les plus difficiles. Le fait que tout le monde y parle anglais, comme à peu-près toute la Finlande, est un élément à mentionner. Je ne m'étenderai pas plus longtemps sur Hell-sin-kiss, pour reprendre les deux jeux de mots les plus fréquents, mais parlerai quand même de l'effet magique qu'a un tour de tramway, par nuit, à travers le centre-ville illuminé.

Pour ce qui est de ce que j'ai appelé les "micro-évènements", j'en citerai trois qui me viennent à l'esprit. Il s'agit de "Penkarit", des "rameaux" finlandais et de "Vappu".
Le premier est un jour de fête servant à célébrer la fin des cours des élèves de 3ème année. Ca se passe courant Février voire début Mars si je me souviens bien. Le lycée est décoré par les futurs diplômés qui, eux-mêmes, sont déguisés en animaux, célébrités, monstres etc. Pour ce qui est de mon lycée, nous avons eu le droit a une grande réunion dans la salle principale du lycée avec projection de vidéos amusantes mettant en scène lesdits élèves de 3ème année, se moquant gentiment d'éléments caractéristiques du lycée, comme de certains professeurs. Nous avons même eu droit à une vidéo du professeur d'histoire le plus célèbre du lycée, alors qu'il n'avait que six ou sept ans. Ensuite vient ce qui se passe partout. Des camions remorques arrivent devant le lycée et les costumés y grimpent, armés de sacs lourds de sucreries qu'ils iront lancer ici et là à travers la ville. Pour l'information, il me reste toujours des bonbons que j'ai ramassé ce jour-là, c'est dire comme cette tempête de sucreries fait de l'ombre aux tempêtes de neige finlandaises !

Pour ce qui est des rameaux version finlandaise, la coutume veut que les enfants décorent des branches de saules, principalement avec des plumes colorées, pour ensuite aller sonner chez des gens afin de leur demander des oeufs en chocolat ou bien un peu d'argent. Je me suis prêté au jeu et j'ai récolté plein de chocolat !

Vappu, le dernier évènement majeur dont je parlais, a lieu le 1er Mai. On appelle ca en France la fête du travail. Jour férié, tout le monde se rêvêt de la casquette blanche que l'on obtient lorsque l'on obtient le baccalauréat finlandais, et, va, du moins en ce qui concerne Lappeenranta, au bord du port ou à la forteresse, pour un pique-nique en famille ou entre amis et qui se prolongera jusqu'au petit matin, pour certains, qui continueront la fête en l'arrosant "à la nordique" lorsque le soleil commence à se coucher. Croyez-moi, c'est une sacrée expérience de voir quelque chose comme 800 personnes au même endroit !




(Récolte et quelques plumes servant à la décoration)


Le fait que je vive dans des familles d'accueils ne veut pas dire que j'ai composé le 119 SOS Enfants Battus pour me séparer de ma famille biologique. C'est donc très heureux que j'ai passé une semaine, avec ma réelle mère, qui est venue passer une semaine en Finlande, aimablement hébergée par mes familles d'accueil. Au programme, visite de la ville, incroyable fête d'anniversaire surprise du Gabriel (ndlr : héros de ce blog et futur maître du monde. Enfin, "futur", c'est côté officiel parce que... héhéhé) devenu majeur, pêche sur un lac gelé et petit séjour à Helsinki. Le petit coup de fouet qui ne fait pas de mal et aide à "reprendre des forces" pour continuer cette année parce que 8 mois, c'est tout de même une longue séparation hein !

Venons-en à la météo, puisque s'il y a bien une chose à laquelle l'on pense lorsque l'on parle de la Finlande, après Gabriel, c'est bien le froid. Le problème est réglé et c'est non sans joie que j'annonce avec fierté qu'il fait, depuis maintenant bien deux semaines, une température tournant autour des 14 degrés en moyenne. Ca peut paraître froid pour certains, mais, ici, c'est le Brésil !

Me voilà sur le point de parler de la Russie, et plus particulièrement de Saint-Petersbourg, où j'y ai passé les quatre derniers jours. Encore à chaud de ce voyage plus qu'extraordinaire, vous me pardonnerez mes éventuelles envolées lyriques pompeuses.
Voilà rapidement ce à quoi j'ai eu le droit : passage à la frontière vous mettant dans l'ambiance "y aurait-il une guerre dont je n'aurais pas entendu parler ?", visite à Vipuri, ancienne ville finlandaise, puis direction Saint-Petersbourg. Ensuite, musée de l'Hermitage, opéra-ballet sur la musique du "Casse Noisettes" de Tchaïkosvki, musée d'anthropologie et d'éthnologie, spectacle de danses et chants traditionnels, visite libre du centre ville et retour en Finlande.

N'y allons pas par quatre chemins, la Russie est un pays dingue. Loin et proche de tout ce qu'on en raconte, bien que ce soit toujours un peu flou, y être allé est une des choses les plus incroyables qu'il m'ait éte donné de faire ! La frontière. Des personnes en tenues militaires qui ne savent pas que le visage humain peut afficher un sourire, des interdictions de prendre des photos, des tas et des tas de vérifications des passeports et papiers d'identité avec des gens qui ne vous disent pas le moindre mot et je n'exagère pas. On nous a vérifié quatre fois les passeports. Lors d'un passage à l'un des points de contrôle où l'on a dû passer un par un devant un petit comptoir où une personne loin de toutes définitions des mots "sociables", "aimables" voire même "humaine", nous fixait pour être certain que nous êtions la personne de la photographie de notre passeport, notre bus était arrêté au-dessus d'une route dans laquelle était creusée une galerie, permettant aux autorités russes de vérifier que personne ne se trouvait sous le bus. D'autres militaires passaient dans le bus et vérifiaient l'absence d'objets interdits.
Enfin, nous sommes en Russie. Les panneaux sont écrits avec un autre alphabet et... c'est la seule différence jusqu'à maintenant. Paysages identiques, on se surprend à en être surpris. Ah si, tout de même, la route était dans un état lamentable. Une fois à Vipuri, visite très courte en bus et arrêt pour changer la monnaie et acheter de l'eau. De l'eau ? Oui, de l'eau minérale puisqu'en Russie, l'eau du robinet n'est pas potable et qu'il est même très fortement deconseillé de se rincer la bouche, après s'être brossé les dents, avec l'eau du robinet. Après la découverte des prix incroyablements bas d'à peu près tous les produits, de la "sur-présence" et surabondance de boissons alcoolisées dans les magasins et du désordre général, nous nous dirigeons vers Saint-Petersbourg.

Une fois entrés dans la ville, même réactions de tous, à savoir un profond dégout pour ces blocs d'appartements très laids, identiques et très nombreux. Puis, au fur et à mesure apparaissent les merveilles. Les appareils photos collés aux vitres du bus, les doigts pointant ca et là des enseignes bien connus mais portant, là, le nom en russe et autres joyeuseries. On remarque tout de suite la présence importante de ponts et le grand fleuve qui traverse la ville de part en part. Fleuve qui forme le lac Saimaa, à côté duquel se trouve, entre autres, Lappeenranta et qui se trouve être le plus grand lac de Finlande. On peut même faire Lappeenranta -> St-Petersbourg en bateau. Nous voilà à l'hôtel, qui comme le reste de la ville, est gigantesque, colossal, immense, titanesque et autres adjectifs du même genre. En effet, l'on se sent totalement écrasés dans cette ville qui ne semble ne pas avoir de limites. Il faut tout de même noter que Saint Petersbourg compte plus de cinq millions d'habitants, c'est donc une très grosse ville ; mais malgré tout, quelle sensation ! Une fois dans le hall de l'hôtel, me faisant penser à une gare, nous nous répartissons dans les chambres. Pas moins de 18 étages et chacun d'entre eux garnis de beaucoup de chambres, et j'insiste sur le "beaucoup".




(L'opéra, à Saint-Petersbourg)

Je passe les détails, l'heure de se coucher est vite arrivé, fatigués d'un long voyage. Le lendemain, nous avons tourné dans la ville, en bus, accompagnés d'un guide devant parler à toute vitesse pour commenter chaque chose, ce qui rendait la compréhension parfois assez confuse. Des bâtiments à vous laisser la bouche ouverte tel un benêt, des gens d'une diversité effarante et un ensemble d'une beauté à vous faire oublier toutes les blagues un poil méchant que les finlandais font à propos des russes. Nous sommes devant le musée de l'Hermitage. Plus grand musée d'Europe voire du monde. Pour résumer, on a presque envie de rire devant l'énormité du bâtiment et je ne parle pas de l'intérieur. Des gens auraient éclaté en sanglots que ca ne m'aurait pas tant étonné. Un palais de 400 pièces, des plafonds à des hauteurs pas possibles, des peintures incroyables, de la dorure partout, des chandeliers à vous donner le vertige de par leur tailles imposantes et des sculptures, des tableaux venant du monde entier, des exclamations devant certaines oeuvres, du genre "Quoi ? Ce tableau est donc ici !" et des plafonds vous faisant oublier la douleur que vous ressentez dans votre nuque tant vous levez la tête de par leur magnificence. On aurait presque peur de marcher, effrayés d'abimer les mosaïques de granit du sol de certaines pièces. En bref, des yeux comme ca, un sentiment unique, et, encore une fois, une véritable expérience.

Puis est venu le moment d'aller à l'opéra. Je pense qu'il est inutile de parler de la réputation des théâtres et opéras en place dans la ville et qu'il ne sert pas non plus à grand chose de présenter le "Casse Noisettes", ni même Tchaikovski. Ca a été un véritable choc ! Transcendé, j'en ai des frissons a évoquer cet instant. L'Opéra était gigantesque, assis aux balcons les plus hauts, j'en avais le vertige, et magnifique. La musique était comme un somptueux dessert pour les oreilles et en ce qui concerne la danse... En fait, j'ai peur de tomber dans les métaphores kitschy-ridicules. Je ne sais juste pas trouver les mots pour découvrir à quel point ca m'a bouleversé. Pour résumer, j'avais les larmes aux yeux une bonne partie de la prestation d'environ 2h30. De la pure folie. Apres une bonne nuit de sommeil, nous étions prêts pour encore plus. Le musée d'anthropologie et d'ethnologie présentait des costumes et objets d'un nombre incalculable de civilisations différentes. La pièce contenant des foetus de bébés humains morts-nés et mal formés, issus de la collection d'un médecin-chercheur, était quelque chose à voir : entre "Star Wars" et "Pokémon", en passant par "Freak" ou encore "Alien". Nous avons ensuite eu environ quatre heures de temps libre dans l'avenue principale de la ville, soit "Nevsky Prospekt", coeur du centre de la ville. Encore une fois, tout était démesuré. J'en parlais plus haut mais je vais en parler encore : les gens ne se ressemblent pas du tout. C'est vraiment étonnant, aussi bien physiquement qu'au niveau vestimentaire, on croirait changer de pays à chaque pas. A noter l'abondance extrême de marchands de rues qui vous suivent partout et ne vous lâchent jamais. Il y a d'ailleurs quelque chose d'étonnant en ce qui les concerne, c'est qu'ils vous vendent toujours des souvenirs russes mais la plupart d'entre eux sont des t-shirts, des drapeaux et autres produits à l'effigie de l'ère communisme. On a l'impression qu'ils sont malgré tout fiers de cette période. Après avoir discutés un peu avec guides et autres, l'on m'a dit que cette période ayant apporté argent et, dans un sens, célébrité au pays, ils n'en avaient pas tant honte que ca ; intéressant. Pour ce qui est de la trace francaise, il y a toujours les produits phares, notamment cosmétiques et marques de vêtements de luxe, mais l'on trouve aussi beaucoup de magasins portant tout simplement des noms francais. Le prestige francais partout dans le monde !
A la suite de cette longue journée, nous sommes donc rentrés à l'hôtel, les pieds en compote. Je me dois de parler un peu de la télévision russe. C'est assez difficile à décrire et je ne comprenais pas les programmes mais ca m'a apparu tout simplement bizarre, étrange. Les chaînes de télévision semblent principalement contenir des programmes assez stupides et les films et émissions sont doublés mais alors attention... la voix originale reste en fond. Ne vous imaginez pas que ca ressemble à certains programmes d'Arte, par exemple, ca n'a rien à voir. D'abord, la voix originale garde pratiquement son niveau sonore d'origine, et ensuite, les doubleurs ne font que traduire et ne mettent pas la moindre expression dans leur voix. Ainsi, "Jurassic Park" ayant été à la télévision ce soir-là, j'ai pu observer à quel point le résultat est ridicule. Les voix réelles, en situation catastrophe, hurlent, tandis que les voix russes disent la même chose, par-dessus, du ton le plus calme qui soit.

Enfin, le lendemain, nous avons assisté à un spectacle de danses et chants traditionnels russes. Au départ, j'avoue ne pas avoir été très impatient à l'idée d'aller voir ca, mais, au final, la performance s'est avéré être excellente ! Des costumes traditionnels, des chants très beaux, des danses contenant des acrobaties vraiment impressionnantes, un brin d'histoire et une touche d'humour rendant le tout absolument génial ! Nous avons pris la route du retour un peu après et est venu le moment de dire aurevoir ou bien adieu aux autres étudiants d'échange n'étant pas dans la même ville. Evidemment, on ne réalise pas tout à fait, qu'on ne les reverra plus mais, quand même, ca ne rend pas très joyeux.

Quoiqu'il en soit, ce voyage était formidable. Maintenant, ma vie va reprendre son petit bonhomme de chemin avant la fin des cours qui arrive autour du 30 Mai.

Avec les autres étrangers de ma ville, nous nous préparons un voyage de quelques jours à Stockholm.

Je vais rencontrer ma troisième et dernière famille d'accueil, demain.




(Ma nouvelle chambre)


mercredi 14 janvier 2009

KAKSI TUHATTA YHDEKSÄN






(Dernieres heures de soleil de 2008)


200.9 / Noël est passe, au meme titre que le nouvel an et que de nombreux jours. Nombre d'evenements et de nouveautes ont eu lieu. Je suis en Finlande depuis maintenant bientot 6 mois.

La periode des fetes est celle redoutee par les exchange students. Et pour cause, les vacances sont la, ce qui implique du temps libre et, par consequent, la possibilite de "penser". Penser a sa famille, parce que nous ne sommes pas avec eux pour Noël. C'est a cet instant que les familles d'accueil doivent faire leur possible pour empecher une petite deprime a leur nouvel enfant temporaire et etranger. Pour ma part, tout etait joyeux, magique, mysterieux, agreable... Je n'ai pratiquement pas eu une seconde a moi, entre apprendre a cuisinier des gateaux traditionnels, parler finnois, livrer d'epiques batailles dans la neige et regarder des films sur le Poker, Amsterdam et la legende du Pere Noël.

Parlons-en de ce dernier. Apres quelques jours de vacances grassement vecus, le jour de Noël est arrive. Me trouvant dans le pays du plus celebre gros bonhomme, il va de soi que quelques traditions sont de coutume en ce jour festif. Ainsi, l'on mange a peu pres toute la journee la nourriture que l'on a rudement prepare les jours precedents. Aux environs de 16h, un sauna a la suite duquel l'on va deposer une bougie sur la tombe des membres de sa famille decedes, au cimetiere du coin. Retour a la maison, demarrage du grand banquet. Ensuite ! Je dis bien ensuite... alors qu'il n'est que 20h, on frappe a la porte. Quelqu'un pouvant encore bouger, et ayant donc encore de la place au creux de son estomac, va ouvrir, et, la, surprise, Monsieur Pere Noël. Oui, tout simplement, il entre par la porte, apres avoir poliment manifeste sa presence par un coup de sonnette ou un petit coup sur la porte, un panier dans la main, debordant de papier cadeau modelant differentes formes. On lui chante une chanson en finnois servant a le remercier et a lui souhaiter la bienvenue. Il distribue les cadeaux que l'on pose dans un coin. Il s'en va. On ouvre les cadeaux. Le lendemain, a 6h du matin, une messe a l'eglise. C'est tout.

Malgre de nombreuses repetitions de la meme question, ou presque, je n'ai jamais su qui etait le Pere Noël. Toute la famille etait la et les voisins les plus proches n'auraient pas pu faire un aussi long voyage pour rester une petite demi-heure a distribuer des cadeaux pour d'autres personnes. En effet, j'etais chez les parents de ma mere d'accueil, pas loin du milieu d'une foret, a 2h de route de Lappeenranta, avec toute la famille. Des genies ces finlandais !

Pour continuer sur la religion, la Finlande est un pays protestant. La majorite presque absolue etant lutherienne. De plus, la confirmation de chaque enfant, lorsqu'il atteint ses 15 printemps, s'apparente presque a une operation sociale obligatoire, a l'instar du recensement par exemple. En effet, a peu pres toutes mes connaissances, ici, l'ont eu, cette confirmation religieuse, bien que tout le monde ne soit pas pratiquant et soit loin de se rendre pieusement a la messe tous les dimanche.

Une chose egalement est a noter, il s'agit de l'abondance de petites celebrations autour de Noel, et ce avant le jour "J". Au lycee, ainsi, il y a eu, lors d'une matinee, une chorale d'eleves qui a interprete des chants de Noel, et par consequent religieux. En ce qui concerne les orchestres dans lesquels je joue, tous ont eu leur petite soiree de Noel, durant le mois de Decembre, ou l'on mange et discute, ensemble. J'ai aussi entendu dire qu'il en est de meme pour chaque activite extra-scolaire. Une habitude qui n'existe donc pas en France, une de plus.

Pour faire un echo au titre de cet article, nous sommes tous dans une nouvelle annee, maintenant. Ces mots barbares formant l'intitule de ce billet signifiant, dans l'ordre, "Deux mille neuf", en finnois. Pour le passage en deux zero zero neuf, j'ai passe la soiree avec des amis, avant d'aller assister a un feu d'artifice, au port, en compagnie d'une grande partie de la ville, scandant un compte a rebours vibrant de joie, jusqu'au "zero", et le cri evident qui s'ensuit, annoncant la fin d'une annee et le debut d'une autre. De grands moments, ou, malgre la notion du temps plus presente que jamais, ce dernier semble s'arreter.
Les bonnes resolutions sont egalement de mise, en Finlande. Seule une nette difference subsiste, il s'agit de la pause a l'alcool durant le mois de Janvier. Cette idee apparait logique voire essentielle lorsque l'on sait a quel point le taux d'alcoolisme est important dans ces pays nordiques, l'Islande en tete. Bien que peu respectee, cette "regle facultative" est tenue par certaines personnes.





(Six mois en Finlande en six sacs)


Pour ce qui est des changements me concernant plus particulierement, j'ai change de famille d'accueil. Non pas qu'il y ait eu le moindre trouble avec la precedente, bien au contraire, c'est tout simplement une procedure qui fait partie de l'organisation m'ayant permis de partir, soit le Rotary. Certains n'aiment pas cette obligation, d'autres trouvent ca excellent. Pour sur, si l'on a une tres bonne famille d'accueil, on rechigne a en changer, devant apprendre a nouveau a connaitre des gens avec qui l'on va vivre presque 24/7, afin de fixer ses petites habitudes et "caler", au final, sa vie. Devenir litteralement comme un nouvel enfant, en somme. Neanmoins, l'explication mise en avant par le Rotary est qu'en changeant de famille, l'on peut voir differentes facons de vivre au sein d'un meme pays et d'une meme culture. J'avoue approuver ce choix malgre la difficulte qui a ete mienne a demenager. Je pense l'avoir deja dit auparavant, ma famille d'accueil frolait la perfection. Mais soit, me voila desormais a Uus-Lavola et non plus a Mantyla, deux quartiers de Lappeenranta. Ma nouvelle famille ne se compose que d'une mere d'accueil et de deux filles, l'une ne vivant plus a la maison. J'ajoute ici un genre de parenthese de taille, le pere d'accueil que j'aurais du avoir, decede depuis quelques annees, a ete champion olympique de lancer de marteau, aux jeux olympiques de Los Angeles, en 1984. La maison ou je me trouve s'en voit par consequent etre couverte de medailles et coupes, ainsi que la piece maitresse, le genre de papier qui impose un grave respect, le diplome officiel du comite des Jeux Olympiques. Si, ca, ce n'est pas la classe, les finlandais sont plus chaleureux que les mexicains ! Certains disent que la Russie n'ayant pas boycotte cette Olympiade, ce champion finlandais n'aurait pas eu la medaille d'or. Mais bon, apres, avec des si, on mettrait Helsinki en bouteille.

Cela fait donc maintenant deux semaines que je suis dans ma nouvelle famille et tout se passe a merveille, ou que ce soit. La quatrieme periode, au lycee, va demarrer sous peu et mes cours de danse, ou j'excelle... enfin, ou j'arrive a enchainer les pas, vont toucher a leur fin, conclus par le bal final.
Le finnois n'a pas de limite dans sa complexite et ce n'est nouveau ni pour vous, ni pour moi. Neanmoins, comme je pense le dire a chaque article ou presque, plus j'avance dans les limbes de la grammaire, plus je me dis que Gandalf, alors surnomme "Le Gris", a du avoir le plus bon temps de sa vie en compagnie du Balrog, compare au calvaire que je vis a essayer de comprendre ces regles grammaticales. Malgre tout, j'ai anime la radio du lycee, un matin, l'espace d'une dizaine de minutes, en compagnie de l'etudiant bresilien. Vagues comparaisons entre la Finlande et notre pays d'origine et nombre de blagues, le paroxysme de notre excitation etait lorsqu'il nous a ete donne le droit reserve a tout un chacun faisant resplendir sa voix a travers les enceintes du lycee, de passer une chanson de notre choix. La decision fut rapide et certaine, l'hymne qui nous unit depuis ce debut d'annee et ce qu'importe la nation, "The Final Countdown". Europe pour l'Europe.

La nuit la plus longue, ou le jour le plus court - tout depend si pour vous un zebre est noir a rayures blanches ou le contraire -, est loin derriere moi. Alors que ce jour la, le soleil ne s'est montre que durant trois heures, ces temps-ci, les jours recommencent a s'allonger, la nuit ne tombant plus qu'aux environs de 16h30 voire 17h. Quant au froid, la situation ne semble pas si differente qu'en France, bien qu'aux dernieres nouvelles, "a la maison", le mercure soit remonte. Ici, la moyenne est aux alentours de moins dix degres, avec des jours plus chauds et d'autres plus froids.

Le mois de decembre au lycee avait ete long et assez ennuyeux. Fatigue d'aller par moi meme parler aux gens, timidite finlandaise oblige, je ne restais qu'avec les autres etudiants d'echange, me faisant la lointaine promesse de recommencer ce jeu de sociabilite, une fois la nouvelle annee venue. J'ai tenu ma promesse. Alors que je ne pensais jamais revivre ce sommet que j'ai connu au debut de mon annee, en matiere d'amis nouveaux, me voila dorenavant riant presque cette periode, du haut de ce tas de tetes blondes avec qui je passe mon temps libre. Deux d'entre eux, d'ailleurs, souhaitent devenir des incollables de la culture francaise. Ils m'ont fait leur maitre et ont termine cette ceremonie de couronnement par cette phrase, meritant sa place dans la Bible, "May the fromage be with you".

Par ailleurs, j'ai pu redecouvrir la saveur d'une brioche bien francaise ou d'un vrai fromage gras comme il le faut, choses qui me manquaient beaucoup. La degustation, pleine de frissons et de petites larmes aux coins des yeux, m'a remise d'aplomb. Me voila pret a nouveau pour manger du pain marron fonce pendant 6 autres mois.

Bien que mon rythme de vie, concernant le lycee, soit tres calme, je continue a penser au futur et lis des ouvrages de philosophie, me preparant a rendre mon retour au pays historique.

Le patin a glace m'obsede. Rarement je n'ai autant aime une activite. Je pense commencer a me debrouiller. J'organise, parfois, des matchs de hockey, avec une quinzaine de personnes, j'enrole meme, de temps en temps, de parfaits inconnus patinant vaguement sur la patinoire et je m'efforce de faire de petits exercices servant a developper et renforcer ma technique.

Plus le temps passe et plus il m'est difficile d'ecrire un nouvel article car il me faut ecrire trop de choses. J'en suis conscient et vais tenter de remedier a ce probleme en retrouvant un rythme plus regulier.

Une etudiante australienne devrait arriver la semaine prochaine.




( Frissons d'impression )