dimanche 31 août 2008

Bain de Foule.



(Lappeenranta)


Tout se passe tres vite et semble encore s'amplifier avec le temps. Chaque jour, je rencontre de nouvelles personnes et doit memoriser de nouveaux prenoms plus difficiles a prononcer les uns que les autres. Le repertoire de mon telephone portable commence a contenir nombre de numeros et je recois plus que regulierement des messages de telle ou telle autre personne. On m'invite tant et tant a aller boire un cafe ou a faire un tour en ville, que je dois refuser certaines propositions pour en honorer d'autres. Je n'ai que 20h de cours par semaine mais mon emploi du temps est plein. Enfin, je commence a avoir beaucoup d'amis. Pas simplement des gens qui te montrent le chemin de la cantine parce que tu es perdu, mais des gens, qui, comme je l'ai dit, te proposent d'etre avec eux, apres le lycee. Je crois etre rentre une fois a la maison, juste apres la fin de mes lecons. Certains auront beau dementir cette legende urbaine, il est certain que la France et les francais plaisent !




Ainsi, j'ai ete deux ou trois fois joue a la console avec une bande de mecs sympas ou en compagnie de finlandaises roucoulant au moindre mot finnois que je pouvais prononcer. Les questions fusent et c'est un plaisir que d'apercevoir comment ma nation peut etre percue a travers les yeux de ce peuple nordique. Quelques personnes me disent avec toute la fierte possible qu'elles sont deja alles en France et meme a Paris, le tout en brandissant comme preuve un magazine de mode dont je m'empresse de lire les titres, lointain signe de ma langue natale au milieu des barbarismes du finnois. Neanmoins, je demeure plonge dans la litterature francaise bien classique en ayant termine, apres Eugenie Grandet, de Balzac et On ne badine pas avec l'amour de Musset, ce fantastique ouvrage qu'est Le Cousin Pons et dont l'auteur est une fois de plus Balzac. Ayant quitte la France en n'aimant pas particulierement cet auteur, je foulerai a nouveau le sol francais en comptant Honore de Balzac parmi mes auteurs favoris.




Soit, je ne pousse pas, ici, un cri de detresse, appelant a moi mon pays, au contraire. Decouvrir des choses nouvelles chaque jour est un plaisir que je ne soupconnais pas une seconde. Du basique, voire futile, au plus serieux, je m'emerveille devant tout. La maniere d'ouvrir les briques de lait, les machines a sous -en presence dans tous les supermarches et autres bureaux de tabac- interdites aux moins de 15 ans et dont les sous sont versees a des associations caritatives -le jeu, ce grand vice de toujours, devenant presque une bonne action !- ou encore ce systeme de recyclage remunerateur. "Qu'est-ce que ceci ?" est la question qui vous brule les levres, n'est-ce pas. Cette derniere phrase n'est pas une question, je le sais ; je suis visionnaire. Passons a l'explication : Lorsque vous achetez, ici, en Finlande, une bouteille d'eau de Vichy -par exemple- en plastique, vous pouvez regarder, sur l'etiquette, une petite bulle contenant l'inscription "0.20 euros", si ladite bouteille a une contenance de 0.5 L. "Qu'est-ce que ceci signifie ?" est tout a fait la pensee qui occupe votre esprit. Cela signifie que, lorsque votre bouteille sera vide, vous pourrez la rapporter dans votre supermarche le plus proche, dans lequel se trouve des conteneurs electroniques qui, une fois votre bouteille deposee sur le petit tapis roulant, vous imprime un ticket de reduction immediate, et sur n'importe quel produit -bouteille en plastique ou paire de lacets- de 0.20 d'euros ! De cette maniere, les flacons d'1,5 L vous font "gagner" 0.40 euros. C'est-y pas d'un parfait !


Quoiqu'il en soit, la photographie qui suit vous indique comme il me serait difficile d'oublier la France ou de me sentir vraiment en terre etrangere. D'ailleurs, l'eau "Vichy" est plus que celebre ici, tout le monde en boit. Lorsque l'on me demande d'ou je viens, je n'ai qu'a repondre "Vissu" et les yeux de mes intercoluteurs s'eclairent.






("Dents, Eau de toilette, Cafe au Lu, Creme Bonjour Cuisine, Parisien" et de nombreux autres...)



En ce qui concerne le lycee de Kimpinen, au sein duquel je suis des cours cinq jours par semaine, tout s'y passe a merveille. Les lecons d'anglais sont assez simples mais me sont neanmoins d'un grand secours, celles d'allemand sont bien trop simples mais me permettent d'apprendre des mots en finnois, celles de musique demeurent parfaites de par la grandiloquence de ce personnage de theatre qu'est Vladimir et, enfin, les cours de finnois sont tres agreables. Pour l'allemand, bien qu'ayant etudie cette langue durant 6 ans, je pensais avoir un niveau tres bas. Ainsi, j'ai choisi, cette annee, allemand pour debutants, ayant dans l'idee de revoir les bases. En fait, je suis bien meilleur que je ne le pensais et, certes, j'ai des lacunes en grammaire, mais je connais tout de meme les nombres ! J'avoue me demander, lors de certains cours de musique, si le temps n'est pas fige tant les minutes ont du mal a se succeder les unes aux autres. Cette question s'impose a mon esprit lorsque ce bonhomme de Vladimir nous fait des cours de theorie sur le mecanisme de l'oreille, soit comment le cerveau peut-il percevoir les sons, le tout en finnois. Toujours par rapport a la musique, j'ai demande a ce fier moustachu s'il existait un orchestre du lycee, afin que je puisse un peu pratiquer ma clarinette. Suite a sa reponse negative, il m'a appris qu'il jouait du trombone dans un ensemble d'instruments a vent, appartenant a l'ecole de musique de la ville. Il a d'ailleurs ajoute, comme si j'etais un prophete, qu'ils avaient besoin d'une clarinette. J'ai donne mon accord et commencerai vendredi prochain. Ma plus grande peur etait que je fasse partie de l'orchestre officiel des animations troisieme age mais il semblerait que non, tout va donc pour le mieux.






(Millainen ilma tänään on? Kaunis !)



Ensuite, je pensais continuer le judo, en Finlande, mais il me semble bien plus interessant de demarrer un sport plus "exotique". Plusieurs choix s'offrent donc a moi, comme le "Pesapallo" -version nordique du Baseball-, le hockey sur glace, le floorball ou encore le "Bandy" -frere aine du hockey sur glace, decouvert en angleterre, et qui a pour principales differences l'absence d'armure, presente en hockey sur glace, ainsi que quelques variantes dans les regles. Mon frere d'accueil pratique le Bandy et fait partie d'une des meilleures equipes de Finlande. Pour avoir vu quelques entrainements, ce sport est celui qui me tente le plus et je pense en effet commencer, en Septembre. C'est d'ailleurs le meme mois que je vais demarrer des "cours du soir" de finnois, mes progres vont donc etre bien plus rapides dans les mois qui viennent, du moins je l'espere !



Ici, il commence a faire un peu froid. Ces derniers jours, le mercure n'a pas depasse les 15 degres.

>> Playlist : N.E.R.D - Maybe

lundi 18 août 2008

Hymne Initiatique.

(Reflets a l'infini)




Voila, une semaine est passee dans ma famille d'accueil. Pour illustrer et commenter ces quelques jours, le plus simple me semble etre de citer mon pere d'accueil : "The first week is over and you're still alive".





Comment resumer une semaine aussi intense et lourde en nouveautes ? A present, j'ai ma carte de bus, une carte de bibliotheque et un velo. Concernant la bibliotheque, bien que petite, l'on peut trouver nombre de livres etrangers. Ainsi, ayant termine Le Pere Goriot, de Balzac, que j'avais apporte avec moi, j'ai pu emprunter Eugenie Grandet, du meme auteur ; avant d'emprunter des livres en anglais voire en finnois (Blague !). Je ne vais pas me lancer dans une etude de ce classique bien que ce livre m'ait vraiment marque.





Parlons de la bicyclette en question. Il s'agit de celle de ma soeur d'accueil qui, maintenant, peut conduire. Voici la petite anecdote. Au depart, Yrjo, mon pere d'accueil, m'a emmene en automobile au lycee avec la bicyclette sur le porte-velo, dans l'idee de me montrer le chemin. Ce n'est qu'au moment de rentrer, apres les cours, que j'ai constate avec effroi, horreur et terreur qu'il n'y avait pas de freins... ! "Mais comment ? Vais-je reellement devoir faire, non pas 2 ni 4 ni 7 mais bien CINQ km a pieds, en poussant ce velo rouge ?!" Mon sang n'a fait qu'un tour et je me trouvais deja tout faible, fievreux. A cet instant, mon instant de survie me souffla a l'oreille qu'il serait bon d'heler un finnois trainant dans les environs, afin de lui demander avec courtoisie si les freins existent sur les bicyclettes finlandaises. C'est alors que la verite m'apparue et que je sus comment arreter ce demon metallique, de couleur rouge. Il suffit de pedaler a l'envers. Comment ? Il suffit de pedaler a l'envers... Ensuite, les pedales se bloquent et le velo fou s'arrete. J'avoue que, des la premiere descente, lorsque j'apercus quelques pietons, je freinai avec mes pieds mais, en fin de compte, c'est tout a fait instinctif !





Bien, j'ai donc reussi a rentrer, a velo. Neanmoins, j'ai demande mon chemin peut etre 7 ou 8 fois. Dorenavant, je peux rentrer quand je le souhaite et j'ai donc commence l'exploration de la ville.





Concernant le lycee, tout va pour le mieux. Je me suis decouvert etre tres sociable. Ainsi, je rencontre beaucoup de gens et entends, desormais, partout, que ce soit au lycee ou dans la rue, "Moi !", "Hei", "Hello" et meme "Salut" voire "Bonjour" ; ce dernier ayant la plupart du temps du mal a etre percu par ma personne comme etant ledit mot tant la prononciation est laborieuse. Actuellement, mes matieres sont : Anglais, Allemand, Finnois et musique.





Le professeur de musique est une petite perle. Il se nomme Vladimir, a un ventre enorme et porte une moustache facon cliches italiens -vous savez, la moustache que l'on roule du bout des doigts avec un sourire d'autosatisfaction jusqu'aux oreilles. Lors du premier cours, des les premieres secondes, il m'a fixe droit dans les yeux et a dit haut et fort, afin que tout la classe entende, "Paris est le coeur de la France". C'etait brillant. Ca l'etait d'autant plus lorsque l'on a chante une chanson dont le titre, traduit en francais, serait "Le heros francais" ; et que Vladimir a dit que j'etais ce heros.





Mon professeur de finnois est une dame forte et assez agee. Elle a une facon de se mouvoir hilarante au possible et est bon public. Je suis totalement fan de son, deja celebre, "Hyvaa Hyvaa", qu'elle aime a repeter et qui signifie "Bien Bien".







(Le monstre rouge.)


Aujourd'hui, nous sommes Lundi -soit Maanantai- et le week-end est donc passe. C'est par cette subtile phrase tournee avec elegance que je fais entrevoir a l'hypothetique lectorat que, maintenant, va suivre le recit de mon week-end. Ce recit sera bref mais demeure necessaire. Nous sommes alles au "summer cottage" de ma famille d'accueil. Je ne sais reellement comment traduire ce mot, il s'agit plus ou moins d'une maison de vacances mais il n'y a que de l'eau froide et les latrines sont un genre de compost, a l'ecart des differents batiments (D'ailleurs si quelqu'un a plus jouissif que de siffler "La Marseillaise" assis sur ce genre de trone, j'ecoute). Ces derniers sont : la cuisine et un salon, les deux chambres, le sauna, les toilettes et le "kota", sorte de grand tippi fait-maison et dans lequel prend place un barbecue. Le tout est au bord d'un lac.

Nous sommes arrives le Samedi, assez tard dans l'apres-midi et nous sommes rentres le lendemain sur les coups de 17h. Les activites ont donc ete limitees. Il n'empeche que j'ai pu aller ramasser des champignons -que nous avons, par la suite, fait cuire dans le kota- dans la foret ("Kavimme Sienimetsassa"), pecher ("Kalastimme") et faire un sauna.

Comment expliquer la sensation que l'on ressent lorsque l'on se trouve dans un lac glacial, a plus de 22h, apres avoir ete dans un sauna ? Vient alors l'apotheose, un diner tardif compose de legumes frais et de grillades faites, la encore, dans le kota. "Ultime de la Galaxie" est de mise.

Epuise par cette semaine, je me suis endormi, le sourire aux levres. Le lendemain, nous sommes alles chez la "Aiti" (= Maman) de ma mere d'accueil et nous sommes rentres. Si le temps est royal, la semaine prochaine, nous pourrons -parce que nous y retournons- aller pecher avec la barque, plus loin sur le lac. Ainsi s'est termine mon week-end.

Tout va donc bien.






(Le Royaume Champignon.)

>>   Radiohead - Subterranean Homesick Alien

lundi 11 août 2008

Les Premiers Pas.

(Finlande, Finland, Suomi...)


Somme toute, il serait logique d'adopter la strategie en presence dans tous les journaux a caractere autobiographique, qu'ils soient sur support papier, internet ou autres, a savoir de debuter par une presentation de l'auteur voire du sujet.
Neanmoins, si l'originalite n'existait pas, le monde serait bien terne. Soit, ne jouons pas les pseudo-philosophes prenant un air superieur afin de toiser le monde en affichant un rictus ridicule. A mon sens, tout de meme, il est plus pertinent de faire comprendre au lecteur, si ce dernier suit regulierement l'actualisation du blog, la psychologie de l'"ecrivain" -bien qu'en utilisant ce terme, je ne me place evidemment pas comme l'egal de personnes exercant la profession d'ecrivain- au fil des articles. En effet, dans une autobiographie, on ne peut se vanter d'avoir pleinement saisi la complexite de la psychologie de l'auteur qu'a la fin de ladite autobiographie et encore, c'est presque insulter la personne ! Ainsi, la vie du sujet #1 est etalee sur des centaines de pages et certains aspects de la personnalite de celui-ci ne sont mis a nu qu'a la 200 ou 300 eme page, par exemple. D'autres encore ne sont jamais exprimes. J'en arrive donc a la conclusion suivante qui est que je ne suis pas ecrivain, que je n'ai pas le temps de passer des journees a remanier mes ecrits afin de les perfectionner a l'infini et que, par consequent, je vais me presenter...
MAIS ! Car, il y a un "mais", qui choque la vue de par l'utilisation des majuscules et qui instaure un climat de suspense insupportable. C'est alors que l'on se pose plein de questions et que l'on imagine les theories les plus invraisemblables quant a ce qui va suivre. MAIS, disais-je, je pense que vous en apprendrez bien plus sur moi au fil des articles. Oui, disons que je suis ecrivain dans l'ame.

Je m'appelle Gabriel et j'ai 17 ans. J'aime le cinema, la musique, la litterature, les jeux video et le graphisme de sale jeune. Je fais du judo depuis environ 11 ans et je joue de la clarinette depuis environ 9 ans, que ce soit des morceaux classiques ou du jazz. Je viens de terminer une classe de premiere litteraire et j'aimerais, plus tard, devenir diplomate ou travailler dans le journalisme. Concernant mon caractere, je ne sais pas s'il est sense de dresser son portrait psychologique. Disons qu'en me basant sur des critiques et, tout de meme, sur mes propres observations, je suis ambitieux, arrogant, perfectionniste, mature, parfois melancolique, solitaire et sociable a la fois, et reflechi. C'est sur que quand ca vient de soi, le nombre de defauts est etrangement reduit.


(Mina olen Gabriel)

Cela fait maintenant deux ans que je reflechis a l'eventualite de passer une annee a l'etranger. Cette idee est devenue un projet solide a la rentree scolaire de 2007. Aujourd'hui, je suis en Finlande. Je passe tous les details qui m'ont ammene jusqu'a etre dans le bien nomme 'pays des mille lacs' qui ne compte d'ailleurs surement pas moins de forets.
Je mise beaucoup sur cette annee et j'ai deja presque largement rempli une grande partie de mes esperances. Je m'explique.
Tous les 'students' du monde entier qui vont en Finlande, sont reunis a leur arrivee pendant 6 jours, a Karkku, dans un camp. La, ils apprendront les bases de la langue, le finnois, et se familiariseront avec la culture finlandaise qui demeure relativement originale et bien differente de celle de nombreux autres pays. Nous etions donc environ 90 jeunes du monde entier, au meme endroit, le 3 Aout de cette annee.
Je ne sais comment resumer ces jours mais je peux dire que c'etait incroyable. Ce melange ethnique, cet assemblage de cultures, cette amitie immediate entre tous venant du fait que chaque personne ici presente etait la pour la meme chose. Toutes les sensations que j'ai pu vivre la-bas ne sont pas adequates a etre retranscrites en mots car elles perdraient de leur force, de leur grandiloquence ; n'ayons pas peur des mots. J'ai rencontre beaucoup de personnes et j'ai appris tant de choses que je gardais presque une migraine constante. Tout etait nouveau pour chacun d'entre nous et le fait de decouvrir ca ensemble nous liait.
Je pense reellement me rappeler pendant de bien longues annees lorsque nous avons pris une photo de groupe. Nous nous connaissions alors tous quelque peu. Nous etions la, tous a cotes les uns des autres, brandissant les drapeaux de notre pays d'origine, chantant a plein poumons nos hymnes nationaux respectifs et hurlant de joie ! Personne ne crachait sur les autres pays, tous etaient heureux. C'est surtout cet evenement que je ne peux expliquer clairement, a l'instar d'un tropisme de Nathalie Sarraute. C'etait comme dans un film, je voyais presque cette scene a la troisieme personne, avec un ralenti kitsch qui marque la fin d'un film et une musique douce et melancolique dans le fond. Ce genre de musique qui rend triste mais qui donne en meme temps un courage incroyable qui permet d'avancer. Je pense que j'en avais les larmes aux yeux, je ne sais pas. Tout ce que je peux dire, c'est que c'etait vraiment merveilleux, magique etc.

(Ladite photo.)

Maintenant, je suis dans ma 'host family'. J'ai commence les cours au lycee, hier. La grande nouveaute, par rapport a la France, est que chaque eleve cree son propre emploi du temps. Il a des matieres obligatoires mais agence ses cours comme il le souhaite. Il n'y a pas de systeme de classe 'fixe'. De plus, l'annee scolaire est divisee en 5 periodes. Au debut de chaque periode l'on peut changer ses matieres.


Ma nouvelle vie commence a s'installer peu a peu. J'ai un nouveau telephone avec un numero finlandais, un compte bancaire finlandais et bientot une carte de bus. D'ici quelques jours, je pourrais explorer la ville dans laquelle je suis, Lappeenranta.



>> Playlist : Madcon - Beggin'